Devises : le '$-Index' à 100,50, à un plus haut depuis mi-mai 2025
information fournie par Zonebourse 30/03/2026 à 20:16
Le Franc suisse résiste mieux et s'effrite de -0,15% vers 0,8000, le Yuan reste parfaitement stable à 6,9120$.
Le billet vert continue d'illustrer son statut de "monnaie refuge" alors que la situation apparaît de plus en plus chaotique au Moyen Orient, avec des destructions touchant en éventail chaque jour plus large de cibles (complexes sidérurgiques ou chimiques, usines de médicaments, pôles de recherche, universités, etc.).
Donald Trump continu de souffler le chaud et le froid : dans un entretien accordé hier au Financial Times, il affirme vouloir "prendre le pétrole iranien", allant jusqu'à envisager la prise de l'île de Kharg, principal terminal d'exportation du pays. Cette déclaration intervient alors que Washington déploie des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient.
Fidèle à son style, Trump assume une approche frontale des rapports de force : "mon option préférée, c'est de prendre le pétrole" (take the oil in Iran), dit-il au FT, en s'inspirant du précédent vénézuélien, où les Etats-Unis comptent contrôler durablement l'industrie pétrolière après la chute de Nicolás Maduro.
Dans un message publié ce lundi, le locataire de la Maison-Blanche menace d'"anéantir" cette île si les discussions avec l'Iran n'aboutissent pas "rapidement".
S'il tenait parole, il anéantirait l'économie mondiale en supprimant 2% de la production mondiale, plus la production saoudienne et irakienne, qui seraient gravement amputées par des frappes réciproques, telles que pratiquées depuis le début du conflit... Environ 15% des exportations mondiales pourraient disparaître pour plusieurs années.
C'est donc typiquement une menace rhétorique et Trump mise sur la négociation, le Pakistan s'étant impliqué pour rapprocher les points de vue entre USA, Israël et Iran, avec le soutien de la Turquie, de l'Arabie Saoudite et de l'Egypte.
De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent a affirmé sur Fox News qu'"avec le temps, les Etats-Unis vont reprendre le contrôle des détroits et la liberté de navigation sera restaurée, que ce soit par des escortes américaines ou multinationales". Interrogé sur une extension du conflit en mer Rouge, il s'est montré rassurant soulignant que les Houthis rebelles au Yémen étaient restés "très calmes" ces derniers jours.
Ce qui vient d'être démenti par le tir de missiles en direction d'Israël ce lundi.
Pour sa part, l'armée israélienne a annoncé, hier soir, dans un court communiqué mener des frappes contre diverses cibles liées au pouvoir iranien à travers Téhéran. Dans ce contexte géopolitique et en l'absence de signe d'apaisement, les prix de l'énergie restent proches de leur zénith, le Brent oscille entre 108 et 109,3 dollars, le "WTI" est désormais ancré au-delà des 100 dollars (102,5 dollars), enchaînant une quatrième hausse de suite.
Le Dollar a peu réagi à l'intervention de Jerome Powell qui s'exprimait devant les étudiant de l'Université de Cambridge dans le Maryland : il explique que la situation actuelle accroit les risques de contraction du marché du travail et de ralentissement de l'activité, ce qui ne soulève guère d'objections.
Mais il ajoute dans la foulée "qu'en dépit des tensions à court terme, les perspectives d'inflation sont bien ancrées à moyen terme" ce qui semble relever du "wishful thinking" (pensée irréaliste) avec un gallon de carburant qui a bondi de 35 à 45% selon les Etats, soit la hausse la plus brutale en un mois depuis 1973.
De tels écarts ont systématiquement débouché sur une récession et Jerome Powell l'avoue implicitement : la Fed va devoir arbitrer entre ses deux missions qui sont la lutte contre l'inflation et le soutien à l'activité.
Ce qui se profile a toutes les caractéristiques d'une stagflation, cela peut avoir un effet sur le secteur du crédit et la Fed surveille cela de près... mais il assure que le système financier est résilient, et que l'économie américaine est incroyablement résiliente.
Jerome Powell rappelle que la Fed reste indépendante et résistera aux "pressions politiques"... et elles ne manqueront pas de se produire, sans préciser de qui elles émaneront bien sûr.
Il estime qu'il serait "prématuré de réagir face à des risques qui n'existent pas encore".
Une question du public concernait les problèmes survenus dans le crédit au secteur privé : Jerome Powell répète qu'il surveille ce qu'il s'y passe et ne voit pas se dessiner un "risque systémique" (exactement la réponse de Ben Bernanke aux questions concernant le crédit "subprime" au milieu de l'été 2008).
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